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Prospection B2B

Méthode AIDA : c'est quoi, et pourquoi mes cold emails la suivent encore

La méthode AIDA sert à écrire un message qui fait agir, en quatre étapes : capter l'Attention, éveiller l'Intérêt, créer le Désir, puis provoquer l'Action. Née dans la publicité, elle a reçu son nom en 1921, dans un article sur la lettre de vente. De toutes les méthodes qu'on enseigne en école de commerce, c'est celle dont je me sers vraiment : mes cold emails sont écrits en AIDA, mêlée à la formule PAS (Problème, Agitation, Solution).

Une lettre que personne n'attend. Celui qui l'ouvre est seul avec elle, et il peut la jeter à la première ligne sans rien vous devoir. C'est pour cette lettre-là qu'AIDA a reçu son nom, en 1921. Cette lettre, aujourd'hui, s'appelle un cold email, et la méthode sert toujours.

AIDA : Attention, Intérêt, Désir, Action

Un lecteur qui ouvre un message se pose quatre questions, dans cet ordre : pourquoi je lirais ça, en quoi ça me concerne, qu'est-ce que j'y gagne, qu'est-ce que je fais maintenant. AIDA y répond, une étape par question. Chaque étape a une seule tâche, et le lecteur s'arrête à la première que le message rate.

  • Attention : être lu. Dans un email, c'est l'objet et la première phrase : s'ils ne retiennent pas le lecteur, le reste n'existe pas.
  • Intérêt : lui donner une raison de continuer, en parlant de lui et de ce qui le gêne, pas de vous.
  • Désir : lui faire vouloir la solution, le plus souvent par un résultat concret, qu'il voit déjà chez lui.
  • Action : lui demander une seule chose, simple et précise. Dans un cold email, le plus souvent une question sur son intérêt, plutôt qu'un créneau.

Baptisée pour la lettre de vente

On attribue la méthode à Elias St. Elmo Lewis, un publicitaire américain, vers 1898. Pour lui, une annonce devait attirer le lecteur, l'intéresser, puis le convaincre : trois temps, et pas encore d'action. L'acronyme, lui, n'arrive qu'en 1921 : un article de la revue Printers' Ink, signé C. P. Russell, apprend à écrire une lettre qui vend, et conseille de retenir le mot grâce à l'opéra de Verdi, Aida.

Cette lettre de vente, c'est l'ancêtre du cold email : un message envoyé à un inconnu, qui le lit sans pouvoir vous interrompre. Il ne peut pas vous poser ses quatre questions, alors le message y répond avant qu'il les pose.

Un cold email écrit en AIDA

Une application de notes de frais, inventée pour l'exemple : le salarié photographie son ticket, la note se remplit seule. L'email part vers la directrice financière d'une entreprise de 200 salariés.

Exemple · un cold email en quatre étapes

AttentionObjet : « Vos notes de frais ». « Bonjour Madame Martin, combien de temps votre équipe passe-t-elle chaque mois sur les notes de frais ? »

Intérêt« Notre application les remplit à votre place : le salarié photographie son ticket, la note se remplit et part en validation. »

Désir« Nos clients bouclent leurs notes de frais en quelques jours, et plus personne ne court après un ticket perdu. »

Action« Est-ce un sujet chez vous en ce moment ? »

C'est un email correct, et son point faible arrive dès la deuxième phrase : l'application. À partir de là, Madame Martin risque de lire la suite comme on lit une publicité, en diagonale. Sa fin, elle, est voulue : une question, pas un créneau. Gong, un éditeur américain de logiciels de vente, a analysé plus de 300 000 emails de vente : au premier contact, c'est la question sur l'intérêt du prospect qui décroche le plus de rendez-vous, pas la date proposée.

Mon mélange : AIDA et PAS

Pour mes cold emails, je mêle souvent AIDA, la méthode que j'ai le plus enseignée à mes étudiants en école de commerce, à une autre formule de rédaction, PAS : Problème, Agitation, Solution. Le mélange garde les quatre temps d'AIDA ; ce qui change, c'est ce qu'on met dans chacun.

  • Attention + Problème : l'email s'ouvre sur ce qui se passe chez le lecteur (un fait de son entreprise, s'il y en a un), puis sur un problème qu'il reconnaît, le sien.
  • Intérêt + Agitation : on appuie sur ce que ce problème lui coûte, et on laisse deviner qu'une solution existe, sans la montrer.
  • Désir : le lecteur veut que ça s'arrête.
  • Solution + Action : la solution arrive enfin, avec une seule demande, la même que dans le premier email.
Exemple · l'email de Madame Martin, réécrit en AIDA et PAS

Attention + ProblèmeObjet : « Les tickets du 30 ». « Bonjour Madame Martin, j'ai vu que vous recrutez cinq commerciaux ce trimestre. Chaque fin de mois, quelqu'un de votre équipe court déjà après des tickets de restaurant et des notes de frais incomplètes. Je me trompe ? »

Intérêt + Agitation« Ce temps-là ne se voit nulle part dans vos comptes. Ce qui se voit, c'est la clôture qui glisse, et le commercial qu'on relance trois fois pour un ticket de parking. Avec cinq de plus, ça ne va pas s'arranger. »

Désir« Imaginez une fin de mois où chaque note arrive complète, ticket compris, et où votre équipe ne vérifie plus que les dépenses qui sortent des règles. »

Solution + Action« C'est ce que fait notre application. Est-ce un sujet chez vous en ce moment ? »

Cette fois, l'application tient en une phrase, la dernière. La première, elle, parle de l'entreprise de Madame Martin, pas de toutes les directrices financières de France. Cette directrice-là n'a pas lu une publicité : elle a lu son propre problème, et quand la solution arrive, elle l'attend.

Un bon cold email a souvent besoin d'un bon cold call, juste derrière

AIDA a une limite, et elle vient de son origine : un message écrit n'entend pas la réponse. Le lecteur qui hésite, qui a une objection ou qui n'a pas le temps ne vous le dit pas. Il ferme l'email, et même un bon cold email reste souvent sans réponse.

Pour moi, c'est là que l'appel prend le relais, et il ne repart pas de zéro. L'email a déjà fait l'Attention et l'Intérêt : la directrice financière a lu son problème, elle sait que vous existez, et l'appel peut s'ouvrir sur ce qu'elle a lu.

Au téléphone, AIDA cesse d'être un monologue. Dès qu'il décroche, le prospect répond à votre première phrase, et c'est lui qui dit si l'intérêt est là. Vous n'appuyez plus sur un problème que vous devinez : vous lui faites raconter le sien, par des questions. L'Action, elle, va plus loin : au téléphone, la seule demande, c'est une date et une heure, que le prospect accepte pendant l'appel.

L'appel, lui, c'est notre métier

L'email, vous savez maintenant l'écrire. L'appel, c'est le métier de lameute, et il commence avant le premier numéro composé : vous briefez leberger, une IA qui fait chez nous le travail d'un Head of Sales, le directeur commercial, et leberger écrit avec vous votre Playbook. À qui l'on s'adresse, par quoi on ouvre (l'Attention d'AIDA, déjà), et quoi répondre quand le prospect objecte.

Puis des Business Developers, commerciaux indépendants, le lisent et appellent vos prospects pour vous décrocher des rendez-vous. Chacun est accepté par nous avant d'appeler pour vous.

Le prix d'un rendez-vous, vous le fixez vous-même, avant le premier appel. Pour chaque rendez-vous, nous réécoutons l'appel qui l'a décroché, et nous ne le validons jamais sans que le prospect y ait accepté explicitement une date et une heure. Il vous reste alors 24 heures pour le contester, et la facture ne part qu'ensuite. Sans rendez-vous validé, la facture reste vide.

leberger

L'accroche de vos appels, écrite pour votre offre

Vous venez de voir ce que vaut une première phrase. Parlez à leberger, notre Head of Sales, de votre offre et des entreprises que vous visez : il écrit avec vous l'accroche de vos appels, puis le reste de votre Playbook, celui que lit chaque Business Developer avant de composer un numéro.

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Questions fréquentes

C'est quoi la méthode AIDA ?

La méthode AIDA est une méthode de rédaction et de vente en quatre étapes : capter l'Attention du lecteur, éveiller son Intérêt, créer le Désir, puis provoquer l'Action. Née dans la publicité américaine au début du XXe siècle, elle sert surtout à écrire des messages qui doivent faire agir : publicités, pages de vente et emails de prospection.

Qui a inventé la méthode AIDA ?

On l'attribue à Elias St. Elmo Lewis, un publicitaire américain, vers 1898 ; lui parlait d'attirer, d'intéresser et de convaincre. L'acronyme AIDA, lui, apparaît en 1921 dans la revue Printers' Ink, dans un article sur la lettre de vente.

Comment écrire un cold email avec la méthode AIDA ?

L'objet et la première phrase doivent retenir le lecteur ; la suite parle de son problème, pas de vous ; le désir vient d'un résultat concret ; et l'email finit sur une seule demande (d'après une analyse de Gong, une question sur l'intérêt du lecteur décroche plus de rendez-vous qu'un créneau proposé). Ouvrir sur le problème du lecteur et ne montrer l'offre qu'à la fin, avec la demande : c'est AIDA mêlée à la formule PAS (Problème, Agitation, Solution), le mélange dont se sert Anis Moualdi, fondateur de lameute, pour ses cold emails.

La méthode AIDA marche-t-elle au téléphone ?

Elle a été pensée pour un message que le lecteur ne peut pas interrompre. Au téléphone, AIDA devient un dialogue : dès qu'il décroche, le prospect répond à votre première phrase, et l'intérêt comme le désir se construisent par des questions. La dernière étape reste la même : une seule demande, et au téléphone, c'est une date et une heure que le prospect accepte explicitement avant de raccrocher, la condition sans laquelle lameute ne facture aucun rendez-vous.

Anis Moualdi

Fondateur de lameute. Il a appris la prospection là où elle se joue vraiment : au téléphone, appel après appel, refus après refus. De ces années de terrain, il a tiré une conviction qui tient tout l'édifice : un rendez-vous qualifié ne se promet pas, il se prouve.